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Erasmus Days les 15, 16 et 17 octobre

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Cynthia RAJAONATHAINA, alternante en M2I (Master en Ingénierie Informatique), est partie en mobilité à Seinäjoki, en Finlande, de février à mai 2020 
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« Je suis partie dans le sud de la Finlande, à l’Université des Sciences Appliquées de Seinäjoki, suivre le "Gateway to International Business Program"
Quand j’étais en BTS SIO, j’ai vu que l’école proposait la mobilité Erasmus +, en dernière année du M2I. Je me suis dit que c’était une belle opportunité à saisir car c’était assez bien organisé. On percevait une bourse Erasmus + pour cette mobilité.

Pourquoi as-tu choisi de partir en Finlande ?

C’est un pays que j’ai toujours voulu visiter, et j’ai toujours voulu faire une expérience de voyage seule. Le programme proposé m’intéressait car ce sont des cours que je ne pensais pas avoir l’opportunité de faire en restant en France. De plus c’est un pays renommé pour ses méthodes d’enseignement. J’avais envie de voir comment les autres étudiants travaillaient et de faire un échange culturel. J’étais aussi très attirée par les paysages finlandais.
L’Université avait de très beaux locaux, un peu comme les écoles américaines. Il y avait 6 étages, une cafétéria et un restaurant, et une boutique pour acheter de quoi boire et manger. Il y avait une salle d’accueil pour les événements, et un piano à queue. L’Université proposait aussi des salles d’études : ce sont des bureaux qui sont mis à disposition des étudiants, dans lesquels on pouvait travailler en groupe, entre 8h et 22h. Il y avait aussi une pièce avec rétroprojecteur. On pouvait emprunter des ordinateurs portables. Et on avait accès à une salle de sport. 
Comment se déroulaient les cours dans l’Université ?
J’ai choisi mes cours à l’avance, car il fallait les définir dans le Learning Agreement. C’est un contrat entre l’école en France et l’Université étrangère. Il y avait un cours de langue finnoise et de Cross Cultural Business. Il y avait une liste de cours facultatifs, et je devais choisir ceux qui m’intéressaient le plus, en respectant un minimum de 30 crédits ECTS. 
Les professeurs sont passionnés par leur métier, ils sont là pour transmettre leurs connaissances. Ce qu’ils veulent, c’est que l’on comprenne les notions plutôt que de se concentrer sur les notes, et donc ils rendaient le cours vraiment intéressant. On a eu des legos pour nous expliquer le principe de la logistique, et des vidéos pour tout ce qui était communication. Les notes vont de 1 à 5, où 1 veut dire « non-acquis », et 5 veut dire « excellent ». Le but n’est pas de nous descendre dans nos notes, mais plus de voir si on a bien assimilé les notions.
On a pratiquement fait que des projets d’équipe, parce que c’est pour eux une manière de partager avec les gens, de communiquer, de voir comment les autres travaillent. Travailler avec des personnes de différents pays, on se rend compte que ce n’est pas du tout comme en France. En France, c’est parfois compliqué de travailler ensemble, mais là quand ce sont des personnes de différents pays avec différentes coutumes, c’est encore plus compliqué à gérer. Mais c’est bien, car on a pu faire des rencontres et voir comment les autres personnes réfléchissent et travaillent. 
D’où venaient les autres étudiants ?
J’ai rencontré d’autres étudiants européens mais aussi d’Asie, d’Argentine et du Canada. Il y avait un australien aussi.
J’ai gardé contact avec des personnes que j’avais rencontré là-bas avec qui je me suis très bien entendu. Malheureusement à cause de la situation sanitaire on n’a pas pu se voir cet été, mais c’était prévu initialement. J’ai plus gardé contact avec des personnes venues d’Allemagne et d’Europe de l’Est. 
Quelles sont les activités que tu as pu faire ?
Je suis partie en Laponie avec des amies de l’Université, et j’ai pu voir les aurores boréales. J’ai fait de la moto neige, du ski, du chien de traîneau, de l’ice fishing. En Finlande, il y a énormément de lacs et de forêts. On avait des activités étudiantes. Il y avait des soirées à thème et des soirées quizz chaque semaine, et on avait accès gratuitement à des activités sportives. Moi je faisais de la zumba et du renforcement musculaire. Il y avait aussi des activités « zéro déchet » : on cuisinait des plats à dates de péremptions courtes qu’ils ne voulaient pas vendre, donc nous on les cuisinait en groupe, histoire de faire des rencontres ludiques et après de manger tous ensemble. Il y avait aussi des soirées jeux de sociétés. Dans l’Université, des associations permettaient de monter son entreprise, et son réseau professionnel. Il y a vraiment de tout.

Comment te logeais-tu ?

Pour le logement, l’Université m’a mis en contact avec une entreprise de location de logements étudiants.  J’ai eu plusieurs propositions d’appartements qui correspondaient à ce que je cherchais, par rapport au nombre de colocataires, de mètres carré, de chambres et en fonction de mon budget. On était à 5 minutes à pied de l’école. 
Comment s’est organisé ton départ de l’entreprise ?
Comme  j’ai prévu un an à l’avance mon départ en Erasmus, j’ai pu demander à mon entreprise si c’était possible ou envisageable, par rapport au projet que je menais, de partir en Erasmus. Je suis donc restée en entreprise de juin à février avant mon départ en Erasmus. Donc ça faisait plus de 6 mois en entreprise, et ça m’a permis de me concentrer sur des projets, de les suivre du début jusqu’à la fin. Puis de partir en Erasmus pendant 3 mois, et de nouveau en entreprise de mai jusqu’à septembre. Si on si prend vraiment à l’avance et que l’entreprise est d’accord, il n’y a pas de soucis. Les Ressources Humaines ont été d’accord pour changer le calendrier 

As-tu pu constater tes progrès en anglais ?

Maintenant, il me semble que je suis au niveau B1. Et avant que je parte, j’avais moins l’aisance de parler à l’oral. Je pouvais parler, je comprenais très bien, mais je ne m’imposais pas à l’oral. A mon arrivée, je me suis retrouvée seule au début, donc il fallait que je me débrouille toute seule pour communiquer avec les gens. Ce qui était plutôt pas mal car je suis assez timide, et ça m’a poussé à m’ouvrir un peu plus. Et ça m’a beaucoup permis de progresser, parce que pour me faire comprendre il fallait que je fasse des efforts, je ne pouvais pas me permettre de basculer en français quand j’avais du mal. Je devais me débrouiller. 
Et ça m’a beaucoup fait évoluer. Tous les cours étaient en anglais, je parlais anglais toute la journée. Même jusqu’à maintenant avec les personnes avec qui j’ai gardé contact. Et pour passer mon oral de mémoire en anglais, ça m’a beaucoup aidé. L’oral s’est très bien passé, et je sais que c’est grâce à Erasmus. La barrière de la langue est complétement partie. Le fait de rester entre français, et de parler anglais, si on galère un peu on bascule en français. Et moi, c’est ce que je ne voulais pas, donc je restais beaucoup avec des personnes d’autres pays. Et finalement, ça devenait naturel. On communiquait tous très bien. C’est vraiment une expérience à vivre. 

Que retiens-tu de ce voyage ?

C’est un voyage où on apprend énormément. Avant de partir, on sait qu’on va apprendre mais pas à ce point. Je n’imaginais pas apprendre autant, que ce soit sur les gens, les compétences à l’école, mais aussi sur soi. J’ai développé beaucoup d’autonomie, je suis beaucoup plus indépendante maintenant. J’ai gagné en confiance en moi car je sais que je peux me débrouiller seule. Et puis c’est un pays où il a très peu de danger. On se sent en sécurité peu importe l’heure de la journée. Et j’ai beaucoup moins de mal à aller vers les gens, ce qui était plus compliqué pour moi avant que je parte. 
La bourse Erasmus + m’a permis de financer le logement et les courses. Donc niveau dépense, ce qui coûte le plus cher c’est le billet d’avion qui est à nos frais, et les dépenses sur place : si on fait les magasins ou si on voyage. Par exemple, j’ai eu la chance de partir en Laponie. L’Université proposait déjà beaucoup d’activités compris en tant qu’étudiant, et on avait aussi des tarifs étudiants avec des réductions sur plein de choses : des restaurants, des activités, le train,… 
Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite partir ?
Pour un étudiant qui souhaite partir, je dirais de choisir une bonne destination de voyage, c’est vraiment une opportunité à saisir car on n’a pas toujours cette occasion-là d’être poussé par un organisme. On bénéficie quand même d’une bourse pour nous aider à financer sur place. On a des cours, énormément de choses proposées. C’est un autre mode de vie qui est génial à découvrir. L’échange culturel est vraiment un plus qu’on n’a pas forcément ici. Ce n’est pas une longue période dans une vie, mais elle est très intense. J’ai pu voyager, rencontrer plein de gens, j’ai gardé contact avec eux. Je n’en retiens que du positif. Et pour l’anglais aussi. Si on ne se force pas à parler anglais, on ne s’améliore pas. C’est un peu bête mais plus on pratique, plus ça va. »

Pour voir le blog de Cynthia en Finlande : https://myjourneyinfinland-cynthia.blogspot.com/2020/09/my-journey-in-finland.html?m=1
 

Publié le 05/10/2020